Heure 6H48, me prépare, pas la peine, le p'tit déjeuner, on s'en passera, ma mère avec une nervosité frénétique : «T'en as encore pour longtemps ? Si tu continues, on ira nulle part !!! » Chantage? Oui, ELLE, reine du chantage, bref, 8H37 : Sortie de la maison, ENFIN !!! Marcher jusqu'à l'arrêt de bus en face de la maison de jeunes (mon ½il oui !!!)
Oh ! Un TRAULET! V8,Années 70, pas laver depuis, 5 cm, épaisseur de la couche de crasse dessus, rideaux à rayures rouges et noires devenus rigides (sais pas si c'est la morve des usagés ou bien la saleté de l'air qui les a rendu si... beurk :s), fleurs ornementales (tu parles!!! Palette de couleur restreinte au vert fluo et à l'orange vif) sur le tableau de bord, autocollants « langue » (Rolling Stons), décolorés par le soleil, la boite à vitesse shatertonnée, ''conducteur type'', claquettes Fila, jean délavé oui... mais à l'usure, T-shirt blanc pourquoi cette couleur ? ché vraiment pas, salissant comme même le blanc, c'est a croire qu'il ne réfléchissent pas ces chers conducteur !!! « Non, sûrement pas celui là!!! » Ma mère dégeulerait à coup sûr en cours de route ! On attendra le suivant on espérant que se soit un mini-bus nipon, chinois, tai...sais plus trop, un de ces Kia ou QQ ou encore Hwali qui circulent dans nos villes ces derniers temps, BINGO! 2mn plus tard, à l'arrêt, un bus Kia, « Vas y montes!!! » « Oui mamannnnnnn !!! », pas de surprise, dans le bus ne vous attendez surtout pas à trouver de belles bouilles : y'en a pas! Vous n'avez qu'à baisser la tête, vous assoire en évitant de poser la main sur une crotte de nez, vestige de l'un de vos compatriotes, sinon vous trouverez volontiers dans le bus :
*Des femmes voilées (Hidjab l'Mmahnettes) hidjab noué au bas du visage, couleur souvent marron ou bien beige, l'air agacé Sbah Rabbi sûrement à cause de son morveux qui n'arrête pas de gigoter (le môme cheveux « Jaunes » éclaircis par le soleil, eh oui ! c'est le résultat d'une exposition journalière), elle aurait voulu s'en débarrasser au lieu de l'avoir dans les pattes, mais non, c'est « LE PASSE » eh oui ! Sans lui pas de sortie, son homme matcho à 1000%, a comme ça la certitude qu'elle ne sera pas accostée par les milliers de prédateurs lâchés dans la nature, mais nous savons tous heuu ! Plutôt ''toutes'' ;-) que le Matcho n'est pas très futé, pour ne pas dire te B!!! Vous trouverez aussi :
*Le « Boulehya » (barbu pour ceux qui n'auraient pas compris) avec le Nesf E'ssak, la Djelaba assortie et les incontournables « Sandales » du Akhina, beiges et de préférence les plus grosses possible, le barbu, à votre seule vue (si vous êtes une femme) tourne la tête et dit « A3oudou bi l'Llah » Phrase (rappelons le) cité à la prononciation du nom du diable, faites le rapprochement!!! Et si vous osez ne serait-ce que de l'effleurer en passant, se lève et va s'assoire ailleurs, cela s'appelle «Al Nifak » en parlant comme eux, parce que au plus profond de lui il aime bien ça le con, ces des matteurs de première, moi je vous le dis.
Egalement, vous aurez la malchance de rencontrer... : Le « Chabregue type » (détails dans les prochains articles) avec sa boule de Chemma ''salivée'' qui dépasse sous sa lèvre supérieure, la vieille femme qui reste debout 3and rassek et qui sans gène aucune pose son balluchon sur tes genoux, juste pour que tu lui cèdes ta place assise, toi fatigué(e) de naissance et dès le matin, te sens bien obliger de te lever par respect aux vieux, alors avec un large sourire dissimulant une grande envie de tabasser la vieille mémé, tu t'exécutes, mais fais gaffe en te levant de ne pas te faire pincer les fesses par les mains baladeuses des frustrer qui sont dans le bus (et ailleurs d'ailleurs!).
Trajet tumultueux, la flème de parler à ma mère, je sors mon baladeur (cadeau de mon oncle :Merchi Tonton!!!), mets mes écouteurs, les paysage défilent sur les airs de chansons d'Eagle Eye Cherry passer en boucle, mets mes lunettes (en bonne observatrice que je suis ;-) -la modestie on oublie ! -) façon de mieux décortiquer ce que j'observe, mais ne me demander surtout pas de vous énumérer les stations par lesquelles nous sommes passées, j'en serais incapable (mémoire passoire) je ne me souviens que de « DALLAS » Eh oui ! Croyez le ou pas nous avons une ville nommée Dallas en Algérie...Enfin..., c'est ce qui est tagué sur l'abribus, rien avoir avec la vrai Dallas, celle-là c'est la ville des mille et un gourbis avec paraboles SVP ! On a beau vivre dans un gourbi, on capte comme même les feuilletons Egyptiens, oisiveté oblige, sinon les gourbistes, passent leur temps à forniquer et a procréer : LA RACE HUMAINE EST SAUVE!!!!!!!!! YOUPPPPIIIII!!!!!!!!! Franchement, faire des gosses alors que t'as même pas ou vivre c'est désolant.
Ah oui ! Y a aussi une station qui n'a même pas lieu d'être : « Brossette ».
A la DESPERATE HOUSWIVES ça donne ça :
Brossette est une merdeuse station en fer à cheval, peuplée d'hideux Traulets et n'étant d'aucune utilité, sauf peut être m'agacer, ça m'était sorti de la tête tiens, bref, passé ce cape, on sent l'approche de la fin.
Je me redresse dans mon siège poussiéreux, un sourire béat se dessine sur mon visage, une sensation d'extase, de l'Herbal Essence, non rigole, c'n'est comme même pas l'AMOUR, je diras plutôt une joie intense qui m'envahit, un frisson qui me parcourt le corps, mes yeux écarquillés, c'est comme ça que je suis à la vue d'Alger, une très belle vue, ma capitale ze l'adore, comment peut-on ne pas admirer sa beauté, recouverte d'un voile d'un blanc immaculé, superbe, sublime, je ne me lasse jamais de cette merveilleuse image...Ah Alger ! Ma douce Alger !
Quelques mètres plus loin, la gare routière : « TERMINUS!!! » Tout le monde descend, ma mère derrière moi toujours ayant peur de me faire tripoter le popotin, un coup de pchit-pchit souvenir du traulet, effluves à senteurs de rêve, du Chanel N°5 , bref te voila parfumé pour la journée, direction ti coin publique juste après avoir traversé anarchiquement la route, pause pipi et rafraîchissement, tic,tic, tic, monter des escaliers de la passerelle, tuc, tuc, tuc, nous voila avenue Hassiba, tout au long, des boutiques, pleins de boutiques hautes en couleurs, la boutique Kenza, qui en cette période estivale s'est habillée des plus jolis sacs (en vitrine bien sur), des boutiques de fringues (Oh mon Dieu comme il y en a ! mais pas forcément zolies leurs fringues, des bouts de chiffons, un lambeau par-ci un autres par là, des couleurs flashy, des trous, des fils qui ne servent à rien, bref des mochetées terribles ), des vidéothèque, mais surtout des boutiques chinoises qui ont poussés comme des champignons, on s'en est même pas rendu compte, une invasion de chintoques aux teintes de cheveux multiples et qui en un temps record ont appris le dialecte algérien ( vu que notre langue est un cocktail d'arabe, de français, de kabyle et de « bribes » parlées), trop forts ces chichis, ils nous étonnerons toujours.
Tourner à gauche, à la fin l'avenue Hassiba, déchirer la route et vous voila (après l'ascension d'une forte pente) dans le sous terrain, pleins de petites boutiques d'habits encore, séance essayage, bousculade, des petits être, des grands, des femmes qui t'écrasent les doits de pieds et qui en plus te regardent d'un air!!! (PAFFF !!! coup de poing dans la geule, bien fait ça t'apprendra), quelques rares baux garçons d'autres beaucoup moins zolis, souffles, chaleurs, tites culottes, boucles, pyjamas, T-shirt, bracelets, tours des boutiques et hoppe !!!Zoo !!!Monter de quelques marches, tuc, tuc, tuc, place Audin, direction gauche <-- Avenue Didouche Morade, de grands immeubles français du 19ème siècle, très belles bâtisse, mais plutôt défigurés, linges étendus, balais aux balcons, seaux, également, tiens mon photographe ! Tout au bout du boulevard mon coiffeur, avant, mon résto préféré Pizzeria Friends, au menu : Pizza Bolognia : Tomate, champignons, câpres, viande hachée, herbes de Provence et fromage râpé comme boisson du Coca euuuuuuuhhhhhhh ! Non désolée mazmazelle pas de Coca juste du Pepsi bof frais avec, prends ce qu'il y a et savoure son goût savonneux, mwa, habituée même au plus banales des déceptions, addition payée, dehors, ahhh!!!!!!!! Quelle joie de respirer l'air pollué d'Alger !
Tuc, tuc, tuc, retour à la place Audin en repassant par les rues bondées de Didouche, p'tit tours chez Adidas, rien de nouveau, cela fait deux longs mois que je ne suis pas aller sur Alger et toujours les même articles, lourd à la longue, TAXI !!!!!!!!!!! Devant Air Algérie, Bonjour monsieur !!! Faites moi tourner la tête! Et nous voila parties pour un tour dans Alger en taxi des routes, des gens, des ruelles, un homme, des trémies, une vielle dame, des tunnels, atmosphère légère, arrivés aux hauteurs d'Alger, ouvre la vitre, cheveux dans le vent, contemple les belles vues que m'offre ma capitale, tout en appréciant ses virages, Ahhh ! Que j'adore les virages sensation aérienne, allégresse, bonheur limpide, tranquillité, apaisement, plus rien n'importe, voler, voler je me sens pousser des ails, courir, courir, courir puis sentir mes pieds quitter la terre et m'envoler !!! 200 DA SVP !!!!!!! Voix grave, Dieu ??!!!!!!! Non, taxieur Là, je me sens brusquement retomber sur terre, Ouil !!!!! Mal au popotin, gâché mon instant d'évasion ! tourner, gambader, se balader, contempler, admirer, respirer, s'émerveiller, souffler, soupirer, dans ce lieu de délice si merveilleux, désenchante oui, fini, journée, rentré à la maison, imprimées d'une exquise odeur de pollution, mélange de délicates vapeurs de tuyaux d'échappement et de fines gouttelettes de sueur, retour at home après une journée épuisante, pieds en compote et yeux de panda – pas très pratique le Khol - à bord d'un autre taxi, sur les notes des chansons de Cheb Bilal forcées d'écouter, bouchons, bouteilles, tire-bouchon...
17H36 : Arrivée devant notre somptueux immeuble aux odeurs dulcifiées par les arômes de pisse, sacs à la main, fouille dans mon fourre-tout, trouve ma clef enfouie, claque la porte du jardin laissant la fatigue dehors rezoi !!!!!!!!!
Texte : By me.